La Carrière du Roy:
Appréciés par les Romains (traces dans les villas du Minervois, en Espagne et jusque dans la grande mosquée de Cardove), utilisés par les sculpteurs médiévaux (chapiteaux préromans à l’abbatiale et colonnes à Fontfroide ) les marbres rouges de Caunes voient leur exploitation reprise par un sculpteur de la riviera Gênoise vers 1615.
Les échanges se multiplient entre Carrare (marbre blanc) et Caunes tandis que, les édifices religieux du midi profitent de ce décor chatoyant comme colonnes ou éléments de retable. Dès 1666, des compagnies marbrières commandent les marbres “incarnat” et “turquin” pour des sculptures à Versailles. L’ouverture du Canal du Midi en 1681, facilite le transport jusqu’à la Garonne, puis par mer, de Bordeaux vers Le Havre, et, remontant la Seine jusqu’à Paris.
Un chemin est construit par les États du Languedoc pour atteindre le port de Puichéric. Un rêt royal de 1700 assure le monopole royal du matériau et Louis XIV se fait réserver la carrière de la Malecasse (aujourd’hui site protégé).
Les plus remarquables monuments royaux ou impériaux de Louis XIV à Napoléon III, mettent en valeur le marbre de Caunes : Fontainebleau, Versailles, Marly, le Louvre, les Invalides, le Carrousel, l’Opéra…
Vendues en 1807, les cinq principales carrières sont adjugées à une société de marbriers qui exporte le marbre à travers la France et à l’étranger, procurant au village une renommée internationale méritée.
Depuis 1965, les blocs sont directement acheminés par camions vers l’Italie, et sont diffusés largement aux états Unis, dans les pays arabes et au Japon.
